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Rare, elle a considérablement régressé au
cours des dernières décennies du fait d'une chasse
non contrôlée et de la sécheresse persistante.
Si les oryx et les autruches ont totalement disparu, il subsiste
quelques populations reliques de gazelles dorcas. Les prédateurs
comme les chacals et les hyènes rayées et, à
un moindre degré, les renards et les fennecs, ont mieux résisté,
au prix d'un changement de leur régime alimentaire pour s'adapter
à la disparition de leurs proies traditionnelles, notamment
petits rongeurs, consécutive à la sécheresse.

Ce groupe faunistique est depuis longtemps une des "vitrines"
du Parc. Les superlatifs ne manquent pas pour décrire les
énormes concentrations de limicoles paléarctiques
qui, après s'être reproduits au cours du printemps
dans le nord de l'Europe et de la Russie, migrent progressivement
vers le sud pour prendre leurs quartiers d'hiver en Afrique de l'ouest.
C'est
plus de 2,3 millions de ces oiseaux qui s'arrêtent sur le
Parc National du Banc d'Arguin entre octobre et mars, mettant en
évidence la fantastique productivité de ce milieu
où les migrateurs trouvent abri et nourriture en abondance.
Tout au long de l'année, le Parc abrite de nombreux oiseaux
d'eau qui s'y reproduisent, notamment sur les îlots de la
partie sud. Cormorans, sternes, dont la grande sterne caspienne,
et goélands côtoient des échassiers comme les
hérons gris, les aigrettes, les flamants roses et les spatules.
On estime que 30 à 40 000 couples y nichent chaque année.
Des dénombrements réguliers, terrestres et aériens,
permettent de suivre les fluctuations d'abondance d'une année
sur l'autre. Le rôle de ces flux massifs sur le fonctionnement
de l'écosystème Banc d'Arguin, notamment en ce qui
a trait au cycle de la matière organique consommée
et rejetée, reste à élucider.
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