L'occupation humaine

est le fait des Imraguen qui occupent huit villages répartis le long de la côte, pour un total d'environ 1 500 personnes. Ils sont les seuls autorisés à pratiquer une exploitation contrôlée des stocks halieutiques dans l'enceinte du Parc où l'utilisation de bateaux à moteur est strictement interdite.

Les Imraguen pratiquent une pêche traditionnelle, soit à pied, à l'aide de filets, principalement pour la capture du mulet jaune (Mugil cephalus), soit avec des filets maillants de plus grande taille, à partir de lanches à voile latine, embarcations introduites au début du siècle par des pêcheurs canariens pour la capture des sélaciens.

Depuis une décennie, les sélaciens - raies et requins - sont les principales cibles de cette pêche opportuniste motivée par l'ouverture, au début des années 90, d'un marché très rémunérateur pour l'aileron de requin séché à destination de l'Asie du sud-est et, plus récemment, pour la chair salée-séchée exportée vers le Sénégal et le Ghana. Cette exploitation n'est d'ailleurs pas sans poser de sérieux problèmes de gestion des stocks, compte tenu du cycle reproducteur très particulier des sélaciens.

De même, l'exploitation des mulets, principalement pour le prélèvement des œufs, commercialisés sous le nom de poutargue, demande à être réglementée à l'intérieur comme à l'extérieur du Parc où les bateaux de pêche capturent des tonnages importants à l'aide de filets tournants.

Le Parc met en œuvre depuis quelques années une approche participative basée sur une concertation étroite avec les populations. Le but est de faire des Imraguen des partenaires actifs de la conservation en les aidant en parallèle à améliorer leurs conditions de vie.


 
 
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