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Bilan des Réformes
L'exécution
du Programme de réformes macro-économiques et sectorielles 1998-2000
a permis à notre pays d'enregistrer des résultats encourageants.
La croissance économique en termes réels a été en
moyenne de 4,3% entre 1998-2000 et la projection des indicateurs d'activité
économique donne une croissance du PIB réel de l'ordre de 5,6%
en 2001.
Au niveau des opérations financières consolidées de l'État,
la poursuite de la politique d'assainissement des finances publiques a permis
de dégager des excédents budgétaires de l'ordre de 3,2
Milliards d'Ouguiya en moyenne annuelle sur les trois (3) dernières années.
Au plan extérieur, des progrès importants ont été
accomplis sur la voie de l'amélioration du solde des transactions courantes,
qui a enregistré un excédent de 0,8% du PIB en 2000, malgré
une conjoncture internationale difficile et un endettement excessif. La situation
des réserves de change s'est nettement améliorée pour atteindre
un taux de couverture des importations de biens et services non-facteurs de
7 mois en 2000, contre 4,4 mois en 1998.
Le développement de l'activité économique et la poursuite
de politiques monétaire et budgétaire rigoureuses ont permis de
contenir l'inflation à un niveau supportable. En effet, malgré
l'ajustement monétaire intervenu en Juillet 1998, l'évolution
des prix, sur la période 1998-2000, n' a été en moyenne
que de 5,1%. Pour l'année 2001, l'évolution des prix devrait se
situer autour de 4%.
Les décaissements au titre des projets d'investissements publics sont
passés de 16,3 Milliards d'Ouguiya en 1998 à près de 24
Milliards d'Ouguiya en 2000, traduisant ainsi une amélioration sensible
de la capacité nationale de mobilisation et d'absorption des financements
extérieurs.
Ces performances macro-économiques ont été accompagnées
d'une nette amélioration des indicateurs de développement humain
durable. En effet, les efforts entrepris ont été soutenus par
une augmentation des dépenses allouées aux secteurs sociaux. L'accès
à l'eau potable a connu, également, des améliorations significatives
aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural. Des Cadres de dépenses
à moyen terme (CDMT) portant sur les secteurs de l'éducation et
de la santé, ont été, par ailleurs, élaborés.
Ces progrès significatifs ont permis à la Mauritanie d'être
déclarée éligible à l'Initiative renforcée
sur la réduction de la dette des pays pauvres très endettés
(Initiative PPTE).
Sur le plan sectoriel, les réformes ont concerné essentiellement
l'adoption de stratégies de développement pour les secteurs du
développement rural, de la pêche, de l'éducation et du secteur
micro-financier. S'y ajoutent l'élaboration des déclarations de
politique de développement pour l'agriculture irriguée, l'eau
et l'énergie, le secteur minier et le secteur urbain .
S'agissant des entreprises publiques, le programme de privatisation mis en
œuvre par le Gouvernement a touché Air Mauritanie, l'Office des
Postes et Télécommunications (OPT) et la Société
Nationale d'Eau et d'Electricité (SONELEC).
Dans le cadre de son programme de modernisation de l'administration, le Gouvernement
a procédé à la restructuration des principales administrations
économiques et financières : Ministères des Affaires Economiques
et du Développement (MAED), des Finances (MF), des Pêches et de
l'Economie Maritime (MPEM), des Mines et l'Industrie (MMI), du Commerce, de
l'Artisanat et du Tourisme (MCAT) et de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM).
En outre, une table ronde consacrée à la réforme de la
fonction publique s'est déjà tenue et un Programme national de
bonne gouvernance est en cours de finalisation.
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