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Connaître
LE CILSS
Comité Inter-Etats de Lutte contre la sécheresse au Sahel
Dans les années 70 une terrible sécheresse s'abat sur
tout le sahel, les Etats et les populations n'étaient pas préparés à une
aussi grande catastrophe qui détruisit l'économie de pays entiers ,
entraîne la mort de tout un cheptel et renvoya dans les villes des
millions de paysans et de nomades devenus brusquement misérables.
L'aide Internationale bien sûr afflua mais les pays du Sahel prirent
conscience des dangers et créèrent le 12 Septembre 1973 le CILSS Comité
Inter-Etats de Lutte contre la sécheresse au Sahel
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Données synoptiques
BURKINA FASO :
Superficie : 274 000 km2
Capitale : Ouagadougou
Population : 12 300 000
CAP VERT :
Superficie : 4 030 km2
Capitale : Praia
Population : 428 000
GAMBIE :
Superficie : 11 295 km2
Capitale : Banjul
Population : 1 400 000
GUINEE BISSAU :
Superficie : 36125 km2
Capitale : Bissau
Population : 1 300 000
.MAURITANIE :
Superficie : 1 030.700 km2
Capitale : Nouakchott
Population : 2 548.000
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NIGER :
Superficie : 1 267 000 km2
Capitale : Niamey
Population : 10 400 000
SENEGAL :
Superficie : 196 722 km2
Capitale : Dakar
Population : 9 700 000
TCHAD :
Superficie : 1 284 000 km2
Capitale : N'Djamena
Population : 8 700 000
MALI :
Superficie : 1 240 190 km2
Population : 11 000 000
Capitale : Bamako
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Caractéristiques du Sahel
Le mot " Sahel " est
d'origine arabe. Il signifie " rivage ". Un rivage ou l'écologie et le
climat rendent à nouveau la vie possible après le franchissement des
milliers de kilomètres de désert saharien s'étendant au sud des pays du
Maghreb.
La sous région sahélienne correspond à une bande de terre qui borde
l'extrême frange du Sahara. C'est un espace allant du Tchad au Cap Vert
et couvrant une superficie de 5,4 millions de km2 pour une population
supérieure à 50 000 000 d'habitants.
Le Sahel est une zone de transition entre le Nord aride et la forêt
tropicale verdoyante qui longe la côte maritime. Le couvert végétal du
Sahel est composé de buissons, d'herbes et d'herbes rabougries qui
deviennent de plus en plus denses au fur et à mesure qu'on descend vers
le Sud. Les récoltes sont aléatoires. Les seules plantes viables sont
celles qui résistent à la sécheresse. Toutes fois, les fleuves Niger et
Sénégal qui traversent la zone permettent quelques cultures
d'irrigation.
L'élevage est une activité importante, mais la sison sèche trop longue
oblige les pasteurs à diriger leurs troupeaux vers le sud.
Ajourd'hui, le terme " Sahel " s'applique autant à une zone
agro-climatique qu'a une entité " géopolitique ". Car la zone traverse
un certain nombre d'Etats couramment appelés " sahéliens ", regroupés au
sein d'une organisation commune : le CILSS (Comité Inter-Etats de Lutte
contre la Sécheresse au Sahel).
¢ Fortes variations climatiques allant de 200 mm à 2500 mm et une
irrégularité pluviométrique.
¢ Prédominance de l'agriculture et de l'élevage : plus de la moitié de
la population active est employée dans ces sous-secteurs qui contribuent
pour près de 40 % du PIB.
¢ Forte croissance démographique (environ 3,1 %) et une urbanisation
très rapide dont le taux d'accroissement est estimé à 7 %
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La sécurité alimentaire
Le Sahel est resté durablement affecté par l'image des sécheresses
catastrophiques des années 70.
Celles-ci ne se sent pas vraiment répétées mais 23 % des populations du
Sahel connaissent l'insécurité alimentaire.
L'insécurité alimentaire peut être chronique. On touche là un problème
de la région : la pauvreté.
On estime qu'un sahélien sur deux vit avec au moins d'un dollar par
jour. En Mauritanie, les énormes efforts menés contre la pauvreté sont
le reflet du refus de considérer celles-ci comme fatale.
L'insécurité alimentaire peut aussi être liée à des aléas naturels :
baisse du niveau des pluies ou rareté de ressources née de la pression
démographique.
Pour faire face à cette insécurité alimentaire. Les Etats du Sahel
comptent de moins en moins sur l'aide alimentaire. La sécurité
alimentaire passe de plus en plus par une politique de prévention des
crises, d'appui aux banques céréales.
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Les institutions spécialisées du CILSS
I - Le centre Régional
Aghrymet
Le centre régional Aghrymet, dont le siège est au Niger a pour mission
de " contribuer à la sécurité alimentaire et à l'augmentation de la
production agricole " et " d'aider à l'amélioration de la gestion des
ressources naturelles ".
La vocation du centre épouse donc étroitement les missions essentielles
du CILSS.
Le centre s'active donc fortement à l'information et à la formation des
acteurs de développement dans tous les domaines de l'agriculture et de
l'élevage.
Il est surtout devenu au fil du temps, une véritable pépinière
d'experts, de cadres et de spécialiste au service du développement
durable de la région du Sahel.
Le centre régional Aghrymet possède 4 organes de contrôle et de
validation :
- Le comité Technique et de Gestion ;
- Le centre scientifique ;
- La Réunion des Directeurs Généraux des INRA ;
- La Réunion des points focaux en recherche sur la population et le
développement.
II - L'institut du
Sahel
L'institut du Sahel est une institution spécialisée du CILSS dont la
mission est la " coordination, l'harmonisation et la promotion de la
recherche scientifique et technique dans les pays du Sahel ".
L'institut a pour mission de répondre à une question essentielle (et
qu'il se pose chaque jour) : comment nourrir 85 millions de sahéliens en
2015, 110 millions en 2025.
L'institut s'attelle à impulser les échanges entre chercheurs afin de
soutenir les actions engagées dans le domaine de l'agriculture et de
créer les conditions d'un développement durable.
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La maîtrise de l'Eau
Au Sahel l'eau est plus
d'un luxe, c'est une indispensable rareté. La tragédie de la grande
sécheresse est encore dans les esprits. Mais plus qu'éviter les
catastrophes, le CILSS veut promouvoir une politique de réduction des
incidences climatiques sur la production agricole afin de promouvoir un
développement réel, donc durable, du Sahel.
- Connaissance des ressources ;
- Développement des capacités des Etats par des programmes de formation
;
- Appui aux Etats pour la formulation et la mise en œuvre de politique
et stratégie cohérente de l'eau ;
- Promotion des actions participatives pour une bonne gestion des
ressources.
Le CILSS s'est aussi
engagé pour la mobilisation des ressources financières nécessaires pour
la mise en valeur des ressources hydrauliques. Le programme CILSS/OCI
(coopération sahélienne) de 140 millions de dollars a permis de
1983-1988 de financer la réalisation d'ouvrages hydrauliques dans chacun
des pays membres à travers l'OMVS.
Le programme de la Banque Islamique de Développement (50 millions de
dollars) et le Programme Régional Sahélien (34 millions d'écus) avaient
permis également le financement de bon nombre de projets hydrauliques.
L'exercice Sahel 21 lancé en novembre 1995 a mobilisé l'ensemble des ONG
du Sahel et a inscrit comme l'une des premières préoccupations des
sociétés sahéliennes le problème de la maîtrise de l'eau et de la
fertilité des sols.
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