L’origine étymologique
de l’Adrar semble designer "une chaîne montagneuse", en langue berbère. On
retrouve dans les écrits des historiens et dans la tradition orale, deux
appellations pour designer l’Adrar mauritanien : "Adrar des Bafours", en
référence aux bafours qui peuplaient cette région avant les invasions des
Sanhajas et des Beni Hassan et "Adrar Tmar", métaphore suggérant
l’appropriation de la Wilaya par son potentiel de production dattière.
La Wilaya de l’Adrar
couvre une superficie de 235.000 km2 soit 22,8% du territoire
national, constituée de deux grands ensembles géomorphologiques : le baten
à l’Ouest et au nord et le Dhar situé au dessus du plateau montagneux.
La Wilaya de l’Adrar
est limitée, au nord par le Tiris-Zemmour et le Sahara Occidental, à l’est
par le Hodh El charghi et le Mali, au sud par le Tagant, le Trarza et le
Brakna et à l’Ouest par l’Inchiri et Dakhlet Nouadhibou.
L’ensemble de la
Wilaya est situé au-dessus de la ligne Nouakchott-Tidjikja considérée
comme la limite du climat sahélien (Isohyète 150 mm/an). L’Adrar
appartient donc entièrement au climat désertique (50 à 150 mm de pluie par
an), une grande partie de son territoire appartenant d’ailleurs au climat
saharien (< 50 mm de pluie par an).
C’est dire qu’il
s’agit d’une région aride, où le déficit pluviométrique chronique est une
donnée fondamentale. C’est également un climat sec, où le taux d’humidité
ambiante ne dépasse pas 37%, et chaud, la température moyenne annuelle,
oscillant autour de 28°.
Dans le baten, le
relief est relativement plat ; on rencontre ensuite la chaîne de montagnes
qui donne son nom à la Wilaya, puis les dunes de Ouarane et de la Majabat
Al Koubra rejoignent l’océan de sable du Grand Sahara.
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